Selon les analyses des prévisionnistes, l’activité cyclonique 2020 est proche de la normale des années 1981-2010 avec cependant une possibilité de saison plus active à surveiller dans la lignée des moyennes des 10 et 20 dernières années (2010-2019 et 2000-2019).

En effet, le cycle ENSO (El Niño ou La Niña) devrait rester en phase neutre avec cependant une tendance croissante vers La Niña durant la saison cyclonique 2020. En général, sur notre bassin cyclonique, les phases El Niño limitent l'activité cyclonique et les phases La Niña la renforcent. Cette année, les prévisions d'ENSO prêchent donc pour une saison proche voire au-dessus des normales. Les températures superficielles de l'Océan Atlantique se caractérisent par des anomalies froides aux latitudes moyennes, mais aussi des anomalies chaudes le long de la côte Est des USA et dans le Golfe du Mexique, ainsi que dans une moindre mesure sur l’ensemble des latitudes subtropicales et tropicales. La plupart du temps, ces conditions, si elles devaient se maintenir, sont associées à une saison cyclonique plus active que la normale.

Il est à noter qu’on parle d’ENSO (composé à partir des termes El Niño et Southern Oscillation) un phénomène climatique et océanographique reliant le phénomène climatique El Niño et l'oscillation australe de la pression atmosphérique.

La moyennes des prévisions des différents instituts montre que la saison cyclonique 2020 pourra faire l’objet de 14 à 15 cyclones nommés (+/- 3) dont 7 à 8 ouragans (+/- 2). Les facteurs qui contribueront à une saison plus active sont les conditions neutres attendues et la formation possible de La Niña plus tard dans la saison. Aussi les températures déjà chaudes de l'océan et le cisaillement du vent attendu pendant la saison des ouragans.

Ici, nous partageons la liste des noms qui seront utilisés cette année pour nommer les cyclones tropicaux dans le bassin de l'Atlantique Nord. Est-ce que votre nom est sur la liste ? La saison cyclonique 2020 débute officiellement ce 1er Juin, mais comme nous l'avons souvent vu au cours des dernières années, la saison a commencé plus tôt avec la naissance de deux tempêtes tropicales : Arthur et Bertha respectivement formées le 16 Mai et le 27 Mai 2020. Ce n’est pas rare de voir un cyclone un peu hybride (non engendré directement par une onde tropicale) naître à cette période…c’est déjà arrivé 6 fois dans les 10 dernières années et cela ne préfigure en rien une activité cyclonique précoce ou intense sur les iles de la Caraïbe.

La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2020 est la même que celle de la saison cyclonique 2014. La liste des noms adoptés pour cette saison est la suivante :

1)      Arthur; 2) Bertha; 3) Christobal; 4) Dolly; 5) Edouard; 6) Fay; 7) Gonzalo; 8) Hanna; 9) Isaias; 10) Josephine; 11) Kyle; 12) Laura 13) Marco; 14) Nana; 15) Omar; 16) Paulette; 17) Rene; 18) Sally; 19) Teddy; 20) Vicky; 21) Wilfred

Il est à signaler qu’un seul cyclone suffit pour impacter fortement le territoire national et laisser une trace de saison catastrophique !

La préparation pour la saison cyclonique et le suivi doivent être aussi appliqués quelle que soit l’activité prévue de la saison, surtout pour les communautés des zones côtières et à haut risque d’inondations

Alors que le monde est bouleversé par des phénomènes adverses, la saison cyclonique est dans nos murs et elle sera, selon les prévisions météorologiques, un peu plus active. De plus, en pleine crise alimentaire aigue, Haiti est en train de faire face au risque sismique tandis que les conséquences de la pandémie Corona virus commencent à se faire sentir dans certaines zones du pays. En conséquence, il est vivement recommandé aux autorités haïtiennes et aux organisations de la société civile de mobiliser les ressources nécessaires et les structures concernées afin d’adopter un plan de contingence multirisque qui devra prendre en compte les cyclones, le tremblement de terre, le COVID 19, les incendies etc.

Enfin, compte tenu des conséquences néfastes de la sécheresse prolongée durant les derniers mois, il est demandé au gouvernement de la république d’accorder le bénéfice de l’urgence au secteur agricole afin de contribuer à résoudre le problème de la faim et en vue de relancer la production agricole nationale.

 

Talot BERTRAND, Ing-Agr.

Spécialiste en Education Relative à l’Environnement

Secrétaire Général de la PROMODEV

Phones : (509) 2230-9998 (Bureau) / (509) 3733-5953 (Wathsapp)

Skype : bertrand.talot

E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Website : www.promodev.ht